C’est la semaine européenne de réduction des déchets. Là, en ce moment. Ouais !

Quelle foutaise ! On vient me casser les pieds, à moi, parce que je produis trop de déchets. Et c’est vrai d’ailleurs. Mais il va falloir que quelqu’un m’explique comment faire. Car je veux bien diminuer le volume de ma poubelle, qui effectivement déborde, mais qu’on aille d’abord enquiquiner les industriels et leurs services marketing et packaging. Le suremballage, j’y peux pas grand-chose : le gouter emballé individuellement dans un plastique souple, lui-même dans un autre plastique qui en contient trois autres, et le tout dans une boite en carton qui en contient un ou deux autres : c’est pas moi qui décide de tout ça – encore que si c’est proposé comme ça, c’est que nous, consommateurs, sommes demandeurs, même si la pub sait bien nous manipuler et nous faire croire que nos envies sont bien les nôtres. Sans compter que la boite que j’ai prise sur le rayon de mon Ôchiant ou Karfourlamoibienprofond était elle-même dans un carton de douze issu d’une palette de quarante ou cinquante. Quand j’ai jeté un kilo d’emballage, combien ont été générés avant ? Encore une fois, nos autorités (j’allais dire ‘responsables’ mais ce n’est pas adapté ni réaliste) se trompent de cible.

Exemple : hier nous avons acheté un épilateur électrique – notre nado a du poil aux pattes. Le carton d’emballage mesurant environ 15x15x7 cm, je m’attendais donc à voir sortir un appareil un peu moins grand que son emballage. Hé ben non ! Un épilateur électrique, c’est tout petit, c’est moins gros que mon poing fermé, même ma fille a exprimé sa surprise de voir que le carton était au trois quarts vide et qu’une séparation séparait l’appareil miracle du vide de la boite. Je crois pouvoir dire au pif que la quantité de carton utilisé dans ce cas serait probablement diminuée de moitié et plus sûrement des deux tiers si l’emballage collait au mieux aux proportions de ce qu’il renferme. Sans compter la quantité de peinture pour le décor flashy et les textes qui vont avec, dont le recyclage n’est pas forcément simple. Alors lâchez-moi la grappe avec votre semaine à la con ! Même si j’ai effectivement le choix d’acheter intelligemment en évitant emballage inutile et suremballage débile, l’offre est restreinte, la balle est bien dans le cas des industriels, et par conséquent dans les mains de nos autorités, seules en position de les contraindre à changer et emballer mieux et moins. Mais les lobbys font leur boulot, et les intérêts financiers – tiens encore eux – restent mieux défendus que les intérêts de la planète. Hélas…